Une vie de famille à Bressuire

Ce que j’adore dans ces reportages de la vie de famille, c’est lorsque je peux suivre mes anciens mariés. Je me sens privilégiée d’être témoin des naissances quelques temps après le mariage (et parfois même des accouchements, rappelez-vous !), et construire, séances après séances, le patrimoine et la mémoire de ces enfants ! J’étais d’autant plus enthousiaste à l’idée de réaliser ce reportage que je suis une fan du blog de Céline : Les mots ailés. J’adore son écriture ! Alors pour ce reportage je savais que nous pourrions créer quelque chose d’un peu spécial. (Vous pouvez d’ailleurs découvrir l’article qu’elle a rédigé sur ce moment partagé entre nous 4 lors du reportage).

Depuis le début de l’année, en plus des photos lors des reportages, j’enregistre du son. Le son de la vie qui se déroule devant moi. Ce son est précieux : il anime les images et apporte une dimension émotionnelle supplémentaire au souvenir. Avec Céline, je savais que je pouvais apporter un petit quelque chose en plus ! Alors je lui ai demandé de créer un petit texte pour l’occasion. Il est magnifique, je le partage avec vous :

« Que restera-t-il, après, qu’y aura-t-il d’autre au fond de nos poches, sinon quelques bribes, trois fils de coton, le bruit d’un rire ? Puisque tout fuit, tout s’efface, tout s’envole, que restera-t-il sinon le parfum d’un quotidien qui s’évanouit déjà comme un jour de grand vent ? De nos années si remplies et si légères à la fois, j’aurais aimé garder chaque détail, j’aurais voulu classer chaque seconde comme on classe des coquillages encore ensablés. J’aurais tout ramassé, le coeur à marée haute, j’aurais tout récolté et tout cueilli, j’aurais tout inspiré pour tout garder à l’intérieur, j’aurais voulu tout attraper sans tout arrêter, tout saisir sans tout figer. Nous sommes d’incorrigibles amnésiques des règles du jeu, des oublieux qui fermons les mains sur de l’eau, dans chaque présent déjà enfui ; nous sommes des voyageurs, sans cesse en marche, le vent nous pousse. Gardons encore, gardons toujours un peu plus ces instants-là inscrits quelque part, fixes valses, lacunaires biographies. Elles ne remplaceront rien, elle seront un fil parmi d’autres, un écho de la ritournelle qui déjà s’oublie. Pour capturer, oh, juste un peu, le temps qui passe. »

Je ne pourrai pas vous montrer le diaporama, mais ce texte (lu par Céline), et les rires de cette famille, animaient merveilleusement les images de cette journée.

Merci pour votre confiance ! Merci pour ces mots qui résonnent bien au delà de ce documentaire famille…

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